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 IM•JIN•HAE ▬ Je ne détiens plus la vérité

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Date d'inscription : 12/04/2010
Featuring : Lee DongHae [SJ] by me
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MessageSujet: IM•JIN•HAE ▬ Je ne détiens plus la vérité   Ven 29 Avr - 13:08



Im Jin Hae
« Je suis... un océan éternel de vérité donné en cadeau à ma mère »

Mon Profil

Ft. Lee Dong Hae ; Poste Vacant
REBELS CHUNSAS C.CORP MASTERS MIRACLES SEOULITES CIBLES


NOM Im █ PRÉNOM(S) Jin Hae, Jonathan, Ambrose █ AGE 21 ans █ NÉ LE... 04 Octobre 1990 █ ...À.. Vancouver █ ORIGINES Coréennes █ GROUPE SANGUIN O+ █ ORIENTATION Hétéro, sauf pour un █ TÉLÉPHONE ... █ MSN/BLOG // // █ SÉRIE "Perfection"
TAILLE 177cm █ POIDS 64kg █ CHEVEUX Noirs, courts (originellement) █ YEUX Marrons █ SIGNES PARTICULIERS // █ ALLURE GLOBALE Plus ou moins musclé seulement █ POINTURE 45 █ INTERVENTIONS ? On m'a rajouté des centimètres

ÉTAT DE SANTÉ
BILAN : SPOILER :
 


Me & My Story

MON HISTOIRE
« Jin Hae / Chin Hae : Océan de vérité. Jonathan : Cadeau, don. Ambroise : immortel.
Ma mère a soigneusement choisi mes prénoms. Elle savait qu'elle allait mourir, j'en suis certain. Jin Hae, elle voulait que je sois un garçon/homme sincère, que je sois aussi la vérité de leur amour à elle et mon père. Jonathan, car j'ai été un cadeau pour elle, ce qui l'a aidé à retrouver Sang Jun l'espace de quelques jours. Un miracle après tant de tristesse. Puis Ambroise... immortel, que je ne meurs pas, même après ma mort. Ce qui est triste, c'est que personne après la mort de ma grand-mère ne se souviendra de mes parents puisque je ne les ai pas connu. Ils seront morts pour tous. Je dois vivre éternellement, pour qu'eux vivent toujours à travers moi, leur produit. Je veillerai donc à avoir une famille, quelqu'un que j'aime, des amis, des gens qui penseront à moi. Je ne dois pas mourir trop tôt. J'ai faillit manquer à cette promesse... Mère, est-ce à cause de toi que je suis un Chunsa ? Parce que je dois vivre ? Comment dois-je prendre cette deuxième chance ? Pardon papa, maman, d'avoir mit ma vie en jeu si bêtement... Il ne faut plus que ça se reproduise. »

Im Jin Hae ; Il y a un an environ…

Joo Hyuk & Min Ah… Faut-il vraiment que je raconte ma vie avant eux ? J’ai l’impression de rien avoir à raconter sans eux… Est-ce possible ? Ah ! *soupire* Je te connais depuis si long aussi ma belle Min Ah !
Je n’ai jamais imaginé la vie sans toi, tu as toujours été si importante pour moi. Depuis tout jeune. Je me souviens d’ailleurs qu’à chaque dispute, j’avais même peur que tu ne me reparles jamais ! *rires* Je voulais aussi que tu grandisses lentement, qu’on profite et que de cette façon le jour où ton mari te prendrait à moi aurait été lointain, encore plus lointain que je l’espérais être. Je maudissais cet homme déjà, espérant pourtant qu’il serait le meilleur de tous. Je voulais tout pour toi avec qui je partageais une relation que je n’expliquais pas… La plus belle des choses selon moi. Inégalable ! Enfin, c’est ce que je croyais car… pour ce dernier point, je m’étais avancé.

Mais bon, commençons par le commencement.
La naissance de quelqu’un, il n’y a que les parents et les docteurs pour pouvoir en parler. Malheureusement, je n’ai même pas cette chance…

Laissez-moi alors vous parler d’abord de mes parents… Il s’appelait Im Sang Jun et avait 28 ans. C’était un homme à forte personnalité mais au bon cœur selon ma tante. Plein de principe et voulant aider réellement, il s’était totalement engagé dans l’armée. Il bougeait beaucoup mais tâchait d’être toujours là pour ma mère. Elle, si belle, si patiente mais si fragile, si fière parait-il… Han Hyo Min, 24 ans. Oui, il y a quatre années de différence mais quand j’y pense, c’est un écart d’âge idéal entre un homme et une femme. Peu importe au final, j’aime penser que ce que ma grand-mère me disait est vrai : ils s’aimaient profondément. De toute façon, quelle femme à 18 ans aurait tout quitté pour partir avec un homme qu’elle n’aimait même pas hein ? Sûrement pas ma mère… et mon père aurait certainement fait tout pour elle. La seule chose qu’elle aurait désirée pourtant, il fut incapable de lui offrir : qu’il survive.
Un conflit éclata alors qu’elle était enceinte de moi. Bien que Sang Jun pensa à décliner et risquer de se prendre les foudres de ses supérieurs, Hyo Min savait qu’il aimait risquer sa vie pour venir en aide aux autres. Elle refusait qu’il risque de perdre ce qu’il aimait faire, refusait de le voir rester à son chevet alors qu’il aurait quelques regrets à ne pas être parti faire son devoir. Alors elle l’envoya, se faisant plein de promesses silencieuses qui jamais ne se réalisèrent…

Je hais les promesses…
Et pourtant, elles me rassureraient tellement…


Son ventre était bien rond désormais, des cernes violacés ornaient le dessous de ses beaux yeux. Yeux qui ne lâchaient pas l’écran de la télé quand ses oreilles n’écoutaient plus la radio. Jour et nuit, elle ne pensait qu’à lui.
Cela faisait déjà 5 mois que le conflit avait éclaté. Devait-il vraiment durer tout ça de temps ? Les lettres de Sang Jun étaient devenues rares pour finalement cesser une semaine auparavant. En y pensant, je sais qu’elle aurait étouffé un sanglot en se mordant la lèvre… car je me serais ronger totalement les lèvres aussi d’angoisse. Un tic commun selon grand-mère… Un tic qui soulignait l’évidence : quelque chose était certainement arrivée. Ma grand-mère était toujours avec elle dans cette maison bien trop grande et vide pour ma mère. Et les frêles mains de la femme de la cinquantaine ne remplaçaient pas celles de Sang Jun et ne faisait que rendre les choses plus apparentes… C’était comme si on essayait de rendre la douleur plus douce avec une substitution… vaine.
Une semaine passa. Les repas se faisaient plus rares. Le teint devenait blême. Les cernes devenaient plus creusés et sombres. Les ongles étaient meurtris par la trace de ses dents. Ses lèves étaient rongées et rouge sang. Mais pour la première fois, une larme coula devant ma grand-mère. Je pense que ma mère réalisa vraiment à cet instant que c’était vain et la jauge était pleine, à en déborder… Le lendemain, deux officiers frappaient à la porte… avec une médaille, quelques mots et une photo. Les promesses n’étaient pas là, les mains de cet homme ne l’attireraient plus dans ses bras, ce beau sourire restera figé à jamais sur cette photo… il ne reviendra pas.

Enceinte de 8 mois, fragile de nature, affaiblie par l’inquiétude et le coup de grâce… perdre Sang Jun. Comment a-t-elle tenu un mois encore ? Pourquoi avoir tenu ce fichu mois pour ensuite partir ? Le cri de la vie n’avait pas été poussé, personne ne se préoccupait de mon manque de réaction, le pouls de ma mère venait de s’arrêter. On me passa de bras à d’autres avant de me faire fuir cette panique. C’est là, seulement quelques minutes, fuyant contre mon gré, qu’on remarqua que je n’avais pas pleuré jusque-là… car c’est en quittant ce lieu, bien loin ma mère, que je hurlais enfin. Dans le même temps, un second souffle rempli les poumons de cette femme qui me donnait littéralement sa vie.
On ne lui donnait qu’un sursit. Un temps pour voir à quel point je serais bel et bien leur suite à tous les deux… Un mois seulement à passer dans ses bras avant qu’elle ne rejoigne Sang Jun.

Ne me plaignez pas.
Je ne connais pas la souffrance de les...
avoir perdu. C’était juste comme ça, j’aurais juste aimé les connaitre.


Les quatre années suivant ma naissance ne furent d’aucun intérêt. J’étais toujours au Canada, vivant dans des foyers d’accueil. Je ne savais pas trop ce que je fichais là et encore moins que normalement, les petits garçons et petites filles doivent vivre avec des parents… On avait essayé de m’expliquer mais j’étais trop jeune et peu volontaire quant à savoir pourquoi moi, je n’avais pas de « parents ». C’est ma grand-mère qui est intervenue enfin et décida de me prendre avec elle en Corée du Sud. Ce qui est un peu dur à laisser passer sachant que je ne parlais qu’anglais et un peu de français (à force qu’on me fasse sauter d’un foyer à un autre). Cependant, avoir un foyer était plus important… Avant de partir, je passais mes journées à entendre et apprendre du coréen, ce qui développa mon anglais et français puisque je comparais les phrases coréennes aux deux langues que je connaissais bien pour l’une, approximativement pour l’autre. Seul entrainement qu’on jugea bon de me faire.

Corée du Sud…
Pays du matin calme… Calme !


C’était un bel et drôle d’endroit à la fois. Les immeubles étaient nombreux ici aussi et si ce n’étaient quelques panneaux en coréen, les pubs, la population et des spécificités coréennes ; je n’aurais pas vu de grandes différences entre le Canada et ce lieu-ci. Moi qui était habitué aux personnes différentes, une certaine mixité, j’avais un sentiment étrange et de malaise en voyant ces gens – me ressemblant davantage que les typés européens – marcher dans la rue comme des automates. Matin calme ? Cela collait-il réellement ? Pour moi, ce pays était un grand désordre dans lequel je devais trouver un amusement quelconque pour survivre.
La longue et belle voiture noire s’arrêta dans un quartier plutôt chic. De belles maisons, de grands jardins, endroit pas trop reculé ni trop exposé. Un vrai conte de fées asiatique. Mais je n’étais vraiment pas sûr de vouloir de tout ça… Mes amis du foyer me manquaient et le peu que j’avais m’était sèchement retiré…

– « Ne t’en fais pas Jin Hae, tu vas vite t’y faire ! »

Je la regardais avec une petite moue, peu convaincu. Je devais avoir l’air d’être au bord des larmes ou de la crise, du caprice. Mais je me laissais mollement faire, entrant dans cette demeure… trop grande et trop vide…

Si ma première journée fut banale et peu convaincante, me poussant au lit par fatigue, la seconde annonça des couleurs plus belles et différentes. Une sorte de réunion se faisait avec plein de gens autour. Apparemment, mes grands-parents étaient respectés et entendre la venue d’un « petit bout de chou » avait piqué la curiosité. Oh, je m’en fichais de ces gens et j’aurais certainement déprimé dans mon coin sans les enfants présents… enfin, une en particulier.
Je me souviens que j’étouffais dans ces salles beaucoup trop pleines où flottait l’ambiance mondaine qui m’agaçait, et je cherchais à bouger… Cette petite fut une perche pour moi… Min Ah. Simplement Min Ah. J’avais cinq ans, elle en avait quatre. On s’est échangé que des sourires et on a joué. C’est tout ce que je pouvais faire, parlant trop mal coréen et m’exclamant naturellement en anglais. Elle semblait n’en avoir rien à faire et ça me mit à
l’aise. Et ce, pour la première fois depuis mon arrivée.
Oh, elle était déjà charmante la petite. Avec son caractère mais charmante. Adorable. Je voulais m’amuser tous les jours avec elle, même si on me l’avait refusé, j’aurais voulu qu’elle soit tout le temps là. On se voyait trop rarement encore…

Six ans et demi. Cela faisait quelques mois que j’étais à l’école américaine. Je travaillais comme un diable pour pouvoir parler coréen. Comme ça, « mamie » serait fière de moi, « papi » dirait des choses que je comprendrais ENFIN et … je pourrais parler à Min Ah, apprendre à la connaitre et m’amuser davantage. Oui, c’étaient là mes pensées d’enfant. Simple souhait pour lequel je développais plein d’efforts qui payèrent.
L’année qui suivait, elle entrait dans une école, une bonne école bien-sûr. Et moi, je m’y faisais transférer aussi, enfin au point niveau langue. De là, bien qu’il y eut une année de différence, notre amitié commença à réellement fleurir.

Kimi to boku to sakura biyori…
Sakura sake ne ? Dewa, kimi to boku wa sodatsu mo…


Le temps a toujours passé incroyablement vite avec Min Ah… Quand avons-nous tant grandit ? Où sont parties nos années à jouer avec insouciance ? Tu me diras, à quinze ans, j'étais toujours aussi enfant dans ma tête. Oh ! je devais parfois vraiment te tomber sur les nerfs mais je pense que j'ai toujours su me rattraper. Jamais je n'aurais pu te blesser ou te mettre de mauvaise humeur trop longtemps, après tout, je ne tenais qu'à une chose : voir ce joli sourire.
Tu me suffisais Min Ah. J'aurais pu vivre comme ça éternellement. Cela faisait si longtemps que c'était ainsi que voir et vivre les choses autrement m'aurait brisé. De quoi d'autre avais-je besoin ? Sûrement pas de lui. Pourtant, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, c'est moi qui l'ait amené dans nos vies, notre vie.

Cela faisait quelques mois que j'avais été nommé vice-président du club de danse. Oh, j'étais fier, moi qui était si heureux de pratiquer cet art et sport. Je suis connu pour être vif et animé mais quand j'obtins ce rôle, je redoublais d'entrain et j'essayais de m'appliquer. Le club avait besoin de nouveaux membres puisque certains anciens membres avaient quittés le lycée. Des bruits couraient sur des nouveaux et un d'entre eux était apparemment un bon sportif. Mais je n'ai pas cherché à en savoir plus, si je me suis retrouvé devant celui-ci, c'est pas pur et simple hasard. Je me souviens lui avoir tendu un tract énergiquement en lui conseillant de venir au moins jeter un coup d’œil. Il semblait encore perdu... Et moi, la petite tornade, je n'arrangeais rien !
Et il est vraiment venu ce garçon, comme quelques autres. Et il s'inscrit, comme ces quelques autres. Mais lui, c'était autre chose. Sa réputation était vrai : peu importe le sport qu'il entreprenait, il était fatalement doué pour celui-ci. Il devint rapidement un des meilleurs... Mais surtout, on devint rapidement des amis. Ce garçon venait d'arriver et il semblait aussi passionné de danse que je l'étais. Fidèle à moi-même, je lui parlais à la première occasion. Ainsi de suite et fatalement, il rencontra aussi Min Ah. On devint alors un trio inséparable.
Ce furent aussi de belles années. Tout était beau et simple... J'avais Min Ah et lui, Joo Hyuk, désormais. Han Joo Hyuk.

Que pouvait-il y avoir de mieux ? Qu'est-ce qui pouvait clocher ? Rien à mon sens... Pourtant... Je ne me souviens à peine de quand ça a commencé à changer entre nous trois. Sûrement au moment où Joo Hyuk m'avoua ses sentiments pour Min Ah. J'ignorais sincèrement comment le prendre, pourtant quelque chose sembla vraiment se passer en moi à cet instant. Je réalisais soudain qu'il y avait une dimension amoureuse possible dans notre cercle. Et pas seulement Joo Hyuk et ses sentiments pour ma petite princesse, mais ceux de celle-ci et les miens. Là, vous vous imaginez : Min Ah et moi étions amoureux l'un de l'autre. Non. Du moins, ce n'était pas mes sentiments pour la jolie coréenne, c'était au-dessus de ça, indescriptible, mais pas ce genre d'amour. Alors vous vous dites, Joo Hyuk et Min Ah l'étaient et je me retrouvais seul dans mon coin. Oh, il y avait un peu de ça, quoique si ça n'avait été que ça, j'aurais pu être heureux pour eux et les aurais taquiné à volonté. Mais non... Déjà d'une, je n'ai jamais réellement pensé que Min Ah avait des sentiments amoureux pour Joo Hyuk. Non, je le savais même. Puisqu'elle m'avoua vers qui son cœur se tournait. Vers un idiot de première qui n'avait su le voir venir. Vers un idiot incapable de le lui rendre à cet instant. Vers moi. J'aurais vraiment aimé, aussi injuste cela aurait-il été pour Joo Hyuk, que j'étais capable de lui dire "essayons" mais ce n'était pas le cas. Et plus je pensais à tout ça, plus un malaise grandissait au fond de moi. Non seulement, celui de voir notre monde s'écrouler à cause de cette mauvais distribution des flèches par Cupidon mais justement... En plus, je réalisais comment je regardais Joo Hyuk, comment je pensais à lui... Il y avait quelque chose qui me faisait penser à sa façon à lui de parler de Minnie. Dans la façon avec laquelle j'aimerai aimer Minnie. Qui était dans l'erreur ? Lui en pensant que c'était de l'amour de penser ainsi à la belle coréenne alors que c'était de l'amitié ? Ou moi en pensant que mon comportement à l'égard de Jook était purement amical ? Je mis du temps avant de comprendre... un peu plus avant d'accepter. Après tout, je n'avais jamais envisagé d'aimer... un garçon. Encore moins mon meilleur ami. Mais de l'accepter, ça ne changeait rien au problème. Autant, j'essayais d'agir de façon ordinaire et de sauver ce qui furent mes plus belles années, quitte à tirer un trait sur nos sentiments respectifs à tous les trois. Ce avec le sourire. Fidèle à moi-même. Cependant, j'avais quand même mes propres blessures à gérer et ses confidences à gérer. Si bien qu'au bout d'un moment, je refusais un peu de les écouter. Peut-être que c'est pour ça que Joo Hyuk se fit de nouveaux amis, fort de son statut d'idole de l'école, populaire le petit.
Je sais juste que Min Ah s'éloigna de nous et je ne pouvais pas courir dans les deux sens. Je n'avais aucune envie d'être égoïste mais ça l'était de vouloir leur demander de tout oublier pour que tout aille bien dans la vie de Im Jin Hae. Surtout que Min Ah et moi savions tout et Joo Hyuk, lui, avait des pièces manquantes du puzzle. C'est peut-être pour ça que Min Ah et moi avons pu rester un minimum unis. Enfin, c'est ce que je me plaisait à croire, ayant trop peur d'imaginer que notre amitié n'en ressemblait plus à une pendant ce grand moment de vide et de silence radio.

Plus le temps passait et plus Joo Hyuk m'énervait. Plus je m'énervais moi-même aussi. C'est comme s'il me reprochait cet éloignement à chaque fois que j'essayais d'en parler, de le retenir, de le faire revenir. Il me manquait. Comme à Min Ah. Ou plutôt comme Min Ah me manquait également aussi. Mais dans mon cas, c'était encore différent. Je ne supportais pas d'entendre ses paroles. Ni de savoir ce qu'il s'imaginait - que moi et Min Ah étions bien mieux sans lui et qu'on vivait la vie de couple en somme. Et plus le temps passait, plus ça me rendait fou... Comment en sommes-nous arrivés là ?

Il y a un peu moins d'un an...

Cette fois, ça commençait à bien faire. Encore ce jour-là, Jin Hae avait dû supporter de le voir au loin, avec sa nouvelle bande d'amis, pour des raisons stupides. Encore une fois, il avait voulu s'expliquer avec lui et supporté de se reprendre tout dans la figure. Mais cette fois-là, Jin Hae en avait marre des fuites, des échappées pour éviter le sujet... de voir leur trio s'évaporer. Et forcément, une dispute violente éclata.
Encore une fois, Joo Hyuk allait partir voir ses nouveaux amis. Ce que Jin Hae avala de travers et il lui fit comprendre qu'aucun d'entre eux ne bougerait. Ils allèrent plus loin ensemble, criant et à deux doigts d'en venir aux mains. Joo Hyuk s'emporta mais préféra encore éviter le problème - on ne peut lui en vouloir de souhaiter éviter une dispute pareille - et, trop énervé pour rejoindre ses amis, prit sa moto et fila. Jin Hae s'entêta et le mima dans tous ses gestes, si bien qu'ils partirent pratiquement en même temps. Ils prirent la route, les nerfs échaudés, à moto, chacun la leur. Ils pensaient certainement de travers et avaient les idées ailleurs que sur leur conduite. Le rationnel avait quitté chacun d'entre eux.
Jin Hae le suivait de près quand... La moto de Joo Hyuk dérapa. Au début, cela semblait être un des nombreux virages ou front qu'avaient fait Joo Hyuk pour qu'il arrête de le suivre. Seulement cette fois, les pneus n'ont visiblement pas aussi bien adhéré. Il sembla perdre le contrôle de l'engin. Cela arriva si rapidement... Choqué et surprit, cela se passa... oui, bel et bien trop vite et Jin Hae ne réagit pas avec suffisamment de rapidité pour éviter l'accident. Il put seulement sauver un minimum la situation en redirigeant comme il pouvait sa monture pour limiter les blessés... un espoir que tous deux aussi aillent bien...
Il fut catapulté au-dessus du sol. Ce moment lui sembla aussi long qu'il ne réalisa également qu'il était court. Quand il heurta le bitume... c'était certain : s'il s'en sortait vivant, Jin Hae ne serait plus jamais le même.

Et ce fut le cas, mais pas comme on s'y attendrait.

Il y a quelques mois, il ouvrit une nouvelle fois les yeux. La lumière était si forte qu'elle en était douloureuse. Ses poumons se gonflèrent mais ils lui brûlaient... Ses pensées se bousculèrent, les questions envahissants son cerveau comme si on avait enfin ouvert les valves. Qui était-il ? Où était-il ? Pourquoi ? Comment ? Si certaines questions trouvèrent des réponses, d'autres demeurèrent des mystères.

Jin Hae ignore encore tant de choses sur ce qu'il est, et encore plus sur ce qu'il était. Ce qui est sûr c'est qu'on lui a donné une nouvelle chance, certes mais il ne sera jamais un esclave enfermé. Ce ne serait pas être ce qu'il avait été et était toujours. Chunsa peut-être mais toujours Jin Hae.
Vous avez bien lu... Chunsa...
Dieu merci, c'est Min Ah qui le reprit avec elle... "Choi" Min Ah ? "Oh Minnie... Était-ce ton nom avant ? Je me souviens mal de certaines choses mais je crois savoir que non. Minnie, dis-moi... Où est passé notre vie d'avant ? La vie où ça ne sonnait pas faux quand nous faisions les insouciants et rions aux éclats."


MON FICHU CARACTÈRE
Jin Hae, avant comme après l'accident, c'était la joie de vivre. Une tornade qui se fiche complètement de tout chambouler dans votre vie. Pourtant sa voix et si calme, il n'a même pas l'air d'être aussi perturbant. Il ne le fait même pas exprès... Il est juste très énergique et ne réfléchit pas au "politiquement correct".
Jin Hae veut dire océan de vérité, et il compte bien faire honneur un minimum à son prénom. Il est très franc, honnête. Qu'il ait une chose mauvaise ou bonne à dire, il le fera, non pas sans essayer - si il vous connait - d'être gentil ou de ne pas vous froisser. En revanche, s'il ne vous connait pas plus que ça... cela risque d'être assez brutal.
Il vivait totalement dans son monde, se fichant pas mal de savoir que des gens ne l'aimaient pas. Cela arrivait oui, bien qu'il est de ces personnes qu'on a parfois du mal à réellement cerner.

Bien qu'il soit donc plus complexe qu'on ne le pense au premier abord, il y avait quelque chose d'évident à son sujet : sa sensibilité. Aujourd'hui, il fait les durs car il ne veut plus inquiéter qui que ce soit... Mais il montre toujours sa sensibilité sous une autre forme. Pour faire simple, ce qu'il laisse voir, c'est de la sympathie, de la sensibilité d'écoute, musicale, artistique, à des confidences. Mais sa susceptibilité, hors de question. Surtout envers Min Ah. Bien que ses larmes à elle soit aussi les siennes, il veut être présent pour elle plus que jamais. Comme pour tous ceux qui auraient besoin de lui. Il estime qu'il a faillit abandonner plein de gens et que maintenant, il devrait plus que jamais être présent, là.

C'est une âme positive mais à vivre comme il vit, il connait parfois un sentiment de solitude. Surtout que quand il n'accepte pas quelque chose ou quelqu'un, cela est violent. Il est du genre aussi à être capable de se mentir à lui-même. Comme pour Joo Hyuk.
En parlant de violence, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne fallait pas lui chauffer les nerfs trop longtemps, surtout quand on était un proche. Jin Hae ne s'est jamais fâché pour ce qu'on lui faisait à lui, sauf à outrance ou par blague - ça l'énerve au bout d'un moment. Il s'agaçait soit que ses amis se fassent du mal, soit qu'ils ne l'écoutent pas alors qu'ils font des trucs insensés. Aujourd'hui, il n'a ce comportement excessif que pour Min Ah mais il n'a aucune raison d'en arriver là avec elle : elle s'occupe bien mieux d'elle que lui ne s'occupe de lui-même... ça n'a pas échappé à la jeune femme d'ailleurs... Sinon, son statut de Chunsa fait qu'il n'a pas assez d'expériences récentes avec les autres et "humains" pour savoir comment agir désormais. Disons qu'il sera toujours le même mais il ignore s'il ferait bien de se rapprocher de qui que ce soit aux vues de ce qu'il est et de ce pourquoi il se bat.
Cela prouve qu'il se connait mal - reconnait mal - car il est très naturel pour lui d'interagir.

En quelques mots : il a besoin de se retrouver, d'apprendre qui il est mais aussi de voir qui il sera.


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Ici Kiriss ou Killa ; j'ai 19 ans et je suis étudiante en langues étrangères appliquées (Anglais - Mandarin). Je suis la fondatrice du forum, je fais du graphisme et le strict minimum en codes. J'ai un peu décroché de la K-pop donc il faut m'excuser si je suis perdue niveau groupes etc x) Mais j'ai toujours mes chouchous dont DongHae, EunHyuk, YoonA, HyoMin, Ji Yeon et les ZE:A au complet...



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MessageSujet: Re: IM•JIN•HAE ▬ Je ne détiens plus la vérité   Dim 1 Jan - 18:47


-Min Ah






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